En Espagne, la mobilisation pour le logement accroît la pression sur Sánchez
Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté le 3 octobre après le rejet de deux décrets. À Madrid, les estimations des autorités et des organisateurs divergent fortement.

La crise du logement a fait descendre des dizaines de milliers de personnes dans les rues espagnoles samedi 3 octobre, au lendemain du rejet de mesures du gouvernement de Pedro Sánchez. À Madrid, les autorités ont compté environ 70 000 participants, contre 500 000 avancés par le syndicat des locataires, rapporte l’AFP. Ces deux estimations ne constituent pas un comptage indépendant.
Une contestation qui se prolonge
Les cortèges madrilènes ont convergé vers la place de Cibeles, selon Euronews. Le mouvement réclame notamment une baisse des loyers et une meilleure protection des locataires. Ses représentants discutent d’une grève générale, mais aucune date n’était annoncée dans les comptes rendus consultés.
Le blocage parlementaire
Euronews rapporte que les députés ont rejeté vendredi deux décrets sur le logement. La mobilisation intervient donc après un revers politique concret pour l’exécutif, tandis que les locataires attendent des réponses sur les prix et les expulsions. L’éventualité d’élections anticipées est évoquée dans la couverture de cette crise ; elle ne doit pas être présentée comme une décision prise.
Des situations différentes selon les villes
L’AFP signale aussi des défilés à Palma, Santander, Ségovie et Tolède, ainsi qu’une manifestation suspendue à Barcelone en raison d’un orage. À Valence, des affrontements ont été rapportés. Ces événements locaux doivent être distingués du rassemblement madrilène, décrit comme pacifique par Euronews.
Sources et vérification
Sources vérifiées le 4 octobre 2026

