Paris et Téhéran convoquent leurs ambassadeurs sur fond de manifestations en France
Après la convocation de l’ambassadeur français à Téhéran, le Quai d’Orsay a convoqué celui d’Iran à Paris et accuse les autorités iraniennes de désinformation.

Des convocations successives
L’ambassadeur d’Iran en France a été convoqué au Quai d’Orsay le 7 octobre, à la demande du ministre Jean-Noël Barrot. La démarche fait suite à la convocation, la veille à Téhéran, de l’ambassadeur de France. Cet échange diplomatique porte sur les prises de position iraniennes au sujet des manifestations lycéennes en France.
Les accusations de Paris
Le ministère français des Affaires étrangères accuse les autorités iraniennes d’avoir diffusé de la désinformation par des comptes officiels et juge infondée la convocation de son ambassadeur. Ce sont les accusations de Paris, et non des faits établis indépendamment dans leur ensemble. Le 8 octobre, son porte-parole a indiqué que la réponse française tenait aussi au refus de mettre sur le même plan la situation française et celle des manifestations en Iran en janvier 2026.
La position iranienne
Les autorités iraniennes ont, de leur côté, critiqué la manière dont les manifestations en France étaient traitées et ont convoqué l’ambassadeur français à Téhéran. Leur comparaison des situations est contestée par Paris. La convocation réciproque signale un désaccord public entre les deux gouvernements; aucune rupture des relations diplomatiques ni expulsion d’ambassadeur n’a été annoncée dans les sources examinées.
Un incident diplomatique à suivre
L’enjeu dépasse le mouvement de protestation français: deux États confrontent publiquement leurs récits sur l’ingérence et la conduite des autorités. La prochaine étape dépendra de leurs démarches officielles. Les déclarations consultées ne permettent pas de prédire une escalade supplémentaire.
Sources et vérification
Sources vérifiées le 9 octobre 2026


