Lycées : Guetté critique le maintien de l’ordre, Nuñez défend les interventions
La députée LFI met en cause les consignes politiques ce dimanche. Le ministre rejette les accusations de force disproportionnée formulées par le Syndicat de la magistrature.

Clémence Guetté a mis en cause dimanche les consignes de l’exécutif dans les interventions policières entourant les mobilisations lycéennes. Invitée du Grand Jury sur RTL, la députée LFI et vice-présidente de l’Assemblée nationale a jugé la répression disproportionnée. Le même jour, Laurent Nuñez a défendu l’action des forces de l’ordre, en réponse aux critiques du Syndicat de la magistrature.
Deux lectures opposées
Sur RTL, Guetté a proposé d’ouvrir des salles dans les établissements pour permettre aux élèves de tenir des assemblées et de discuter de leurs revendications. Elle relie la contestation au manque de personnels et aux conditions matérielles de scolarisation. Ses accusations concernant des ordres politiques engageant la responsabilité du ministère restent des déclarations attribuées.
La réponse du ministre
Dans un message publié sur X le 4 octobre, Nuñez affirme que policiers et gendarmes protègent les manifestations pacifiques et interviennent contre les violences et dégradations. Il soutient que leur action est proportionnée et soumise au contrôle hiérarchique et, le cas échéant, judiciaire. Il conteste les accusations du syndicat visant notamment le traitement de jeunes issus des quartiers populaires.
Un désaccord déjà formulé vendredi
Dans son communiqué du 2 octobre, le Syndicat de la magistrature demandait une stratégie de désescalade adaptée à un mouvement composé principalement de mineurs. Il dénonçait un usage disproportionné de la force. Ces positions publiques ne constituent pas, à elles seules, des conclusions judiciaires sur chaque incident. Le débat du dimanche porte sur la doctrine de maintien de l’ordre, au-delà des fermetures d’établissements déjà annoncées.
Sources et vérification
Sources vérifiées le 4 octobre 2026


