Soudan : des déplacés frappés près d’Abu Shandi, un bilan de 41 morts avancé
Le chiffre annoncé par les « Avocats d’urgence » dépasse le bilan régional initial de 30 morts. L’auteur de la frappe n’a pas été établi indépendamment.

Dans l’État soudanais du Nil Bleu, une frappe de drone près du site de déplacés d’Abu Shandi a tué 41 personnes, dont huit enfants, selon le groupe « Avocats d’urgence » cité samedi par Associated Press. Les autorités régionales avaient d’abord fait état de 30 morts vendredi. Ces bilans attribués restent susceptibles de changer; aucune enquête indépendante n’a encore établi l’ensemble des circonstances.
Des familles déjà déplacées
Selon les sources locales recueillies par Sudan Tribune, la frappe a touché des civils qui cherchaient de l’or à proximité du camp, dans la localité de Wad al-Mahi, près de la frontière éthiopienne. Des dizaines de blessés ont également été signalés. Le lieu accueillait des familles ayant fui les combats, ce qui pose immédiatement la question de leur protection et de l’accès aux soins.
Une accusation, pas une conclusion
Le groupe de défense des droits et les autorités locales attribuent l’attaque aux Forces de soutien rapide. Leur porte-parole n’a pas répondu à la demande de commentaire de l’AP. Ni l’identité de l’opérateur du drone ni l’intention de la frappe ne sont établies de façon indépendante par les documents consultés. La coordinatrice humanitaire de l’ONU Denise Brown a demandé que les morts fassent l’objet d’une responsabilité, selon l’AP.
Le risque dans les zones de refuge
L’épisode montre qu’un déplacement hors de la ligne de front ne suffit pas à mettre les civils à l’abri des drones. Les chiffres de 30 et 41 correspondent à deux annonces successives, non à deux attaques distinctes. La photo d’ouverture a été prise dans un autre camp, à Tawila au Darfour du Nord, en juin 2025; elle ne représente ni le lieu ni les victimes de la frappe d’Abu Shandi.
Sources et vérification
Sources vérifiées le 10 octobre 2026


