UE–Chine : une entente préliminaire sur les hybrides et les terres rares
Les discussions de Pékin concernent l’industrie automobile européenne et les approvisionnements stratégiques; les mesures restent à finaliser.

À Pékin, le commissaire européen Maroš Šefčovič et le ministre chinois du commerce Wang Wentao ont conclu vendredi une série d’ententes préliminaires. Bruxelles y voit une première étape pour réduire ses déséquilibres commerciaux et sécuriser des chaînes d’approvisionnement essentielles à l’industrie européenne. Le communiqué officiel ne présente pas un accord définitivement appliqué.
L’enjeu automobile
Selon Šefčovič, les discussions pourraient modérer les exportations chinoises de véhicules hybrides et hybrides rechargeables vers l’Union : elles seraient inférieures de plus de moitié, sur quatre ans, au niveau projeté si rien ne change. C’est une comparaison prévisionnelle, qui dépend de modalités encore à approuver, et non une baisse déjà constatée. Le commissaire évoque aussi un meilleur accès au marché chinois pour certains produits européens.
Terres rares : une dépendance stratégique
Les deux parties disent avoir trouvé une compréhension commune pour faciliter les licences chinoises d’exportation de terres rares et d’aimants permanents. Ces matériaux entrent dans des productions industrielles sensibles, notamment automobiles. Un nouveau rendez-vous ministériel est prévu en mars 2027. La photographie montre Šefčovič avec des représentants industriels européens à Pékin le 8 octobre; elle ne représente pas la signature d’un traité.
Sources et vérification
Sources vérifiées le 10 octobre 2026


