Érythrée–Éthiopie : la rupture diplomatique aggrave la crise régionale
Asmara rompt ses relations avec Addis-Abeba après l’expulsion de dix diplomates érythréens.

La crise dans le nord de l’Éthiopie prend une nouvelle dimension diplomatique. Le 1er octobre, l’Érythrée a annoncé rompre toutes ses relations avec son voisin, après la décision éthiopienne de fermer son ambassade à Asmara et d’expulser dix diplomates.
Des accusations contestées
Addis-Abeba accuse notamment l’Érythrée de soutenir l’alliance rebelle conduite par le Front de libération du peuple du Tigré. Asmara dément, rapporte Reuters. Il faut distinguer ces accusations du fait confirmé que les deux pays ont rompu leurs relations.
Une situation difficile à documenter
L’AFP décrit une reprise des combats et des déplacements de population. Les restrictions d’accès et les perturbations des communications limitent la vérification des événements sur le terrain. Des explosions dans la capitale ont été signalées, sans responsabilité établie dans les éléments consultés.
Un risque régional, pas une guerre déclarée entre États
L’Union africaine appelle à la retenue, selon Reuters. Cette rupture marque l’échec d’un rapprochement engagé en 2018 ; elle ne permet pas, à elle seule, d’affirmer qu’une nouvelle guerre entre l’Éthiopie et l’Érythrée a commencé.
Sources et vérification
Sources vérifiées le 2 octobre 2026


