Éthiopie–Érythrée : Addis-Abeba invoque l’autodéfense à l’ONU, Asmara conteste
La notification formelle à l’ONU marque une escalade; la présence et l’ampleur des forces érythréennes restent disputées.

Dans une lettre datée de vendredi au Conseil de sécurité, l’Éthiopie invoque l’article 51 de la Charte des Nations unies et affirme prendre des mesures de légitime défense face à l’Érythrée. L’Associated Press en a rendu compte samedi. Le ministre des affaires étrangères Gedion Timothewos accuse son voisin d’avoir envoyé des unités d’infanterie et des véhicules mécanisés au Tigré, sans préciser dans cette lettre les mesures prises par Addis-Abeba.
Des versions opposées
Selon AP, le document ne désigne pas précisément les zones occupées et ne fournit pas de preuve à l’appui de ses accusations. Le ministre érythréen de l’information Yemane Gebremeskel accuse au contraire l’Éthiopie de rechercher l’affrontement autour de son accès à la mer Rouge. Reuters a rapporté vendredi ces déclarations contradictoires. Il faut distinguer la notification officielle de l’établissement indépendant de chaque mouvement de troupes.
Le risque pour les habitants
Après la rupture diplomatique déjà annoncée début octobre, cette démarche à l’ONU accroît la pression internationale. La reprise des combats au nord menace des populations marquées par la guerre de 2020 à 2022. AP fait état du retour de la police fédérale à Mekelle après le retrait de forces d’opposition. Le portrait du ministre date de 2025 et ne représente pas la réunion du Conseil de sécurité.
Sources et vérification
Sources vérifiées le 10 octobre 2026


