Au Koweït, un contrat britannique de 370 millions de livres renforce la défense antidrones
Le dispositif annoncé associera radars, brouilleurs et intercepteurs. Son intégration est prévue jusqu’en 2027, dans un Golfe marqué par les attaques aériennes régionales.

Le Koweït a conclu un contrat de 370 millions de livres sterling avec l’entreprise britannique MARSS Systems pour renforcer sa défense face aux drones et autres menaces aériennes, a annoncé vendredi le ministère britannique de la Défense. L’accord porte sur une architecture à plusieurs niveaux ; il ne signifie pas que le nouveau matériel est déjà en service.
Détecter, perturber, intercepter
MARSS, filiale d’Electro Optic Systems, doit associer des radars, des brouilleurs et des intercepteurs à sa plateforme de commandement NiDAR. L’entreprise annonce une intégration des capteurs et effecteurs durant l’année 2027. Cette combinaison vise à réduire le délai entre détection d’une menace et décision de riposte, sans garantir qu’un système isolé suffira à protéger tout le territoire.
Un enjeu de sécurité dans le Golfe
Londres rattache le contrat à sa Taskforce Sabre, destinée à accélérer l’équipement de ses partenaires du Golfe après des attaques de missiles et de drones iraniennes dans la région. D’après le ministère, le Koweït dispose déjà d’un soutien britannique avec le système antiaérien Rapid Sentry et la détection de drones ORCUS de la RAF. Le nouvel achat montre une demande de défense intégrée, tandis que le calendrier de livraison et les performances réelles restent à vérifier.
Ce que montre la photographie
L’image d’ouverture est une archive d’un exercice antidrones dirigé par le Koweït en décembre 2025, auquel participaient notamment des forces britanniques et américaines. Elle ne montre pas le matériel MARSS visé par le nouveau contrat.
Sources et vérification
Sources vérifiées le 10 octobre 2026


