L’UE inscrit 1 569 acteurs de l’industrie d’armement russe sur sa liste de sanctions
La décision vise 826 entreprises et 743 dirigeants. Pour la France, l’application des gels d’avoirs et des interdictions financières devient la prochaine étape.

L’Union européenne a ajouté lundi 1 569 personnes et entités liées à l’industrie militaire russe à sa liste de sanctions sur la guerre en Ukraine. Le Conseil détaille 826 entreprises et 743 dirigeants : il présente cette décision comme sa plus importante vague d’inscriptions en une fois dans ce régime.
La chaîne d’approvisionnement visée
Plus de la moitié des nouvelles inscriptions concernent, selon le Conseil, les fournisseurs de composants pour missiles balistiques. Il cite notamment l’électronique, les radars, les communications, la navigation, les explosifs et les munitions. Le Conseil estime que les entreprises ciblées emploient plus de 250 000 personnes et réalisent au moins 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel.
Ce que changent les sanctions
Les avoirs relevant de la juridiction européenne sont gelés et les opérateurs de l’UE ne peuvent mettre de fonds ou de ressources économiques à disposition des personnes inscrites. Les personnes physiques sont également soumises à des restrictions de déplacement. Ces obligations ne prouvent pas à elles seules un arrêt immédiat de la production russe.
Un enjeu d’application
Pour la France, membre de l’UE, les banques, entreprises et autorités compétentes devront appliquer ces interdictions et surveiller les contournements. Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Kęstutis Budrys, a salué les nouvelles inscriptions en marge du Conseil à Luxembourg. La photographie le montre lors de cette intervention le 12 octobre.
Sources et vérification
Sources vérifiées le 12 octobre 2026


